CÔTÉ SANTÉ N°159 - Magazine - Page 46
santé
médecine
4Méditer avec les mains
C’est démontré, les activités manuelles qui combinent
concentration, mouvements répétitifs et créativité, constituent
une forme de méditation active bénéfique pour les neurones. Ces
gestuelles activent en effet le système nerveux parasympathique,
ce qui a pour conséquence d’abaisser le taux de cortisol et
d’augmenter la production de sérotonine et dopamine, ces
fameuses hormones du bien-être. Le crochet et le tricot par
exemple, figurent parmi les activités les plus étudiées, et révèlent
des impacts étonnants sur le cerveau, notamment sur la protection
contre le déclin cognitif ! Il faut savoir que jouer de l’aiguille stimule
plusieurs zones du cerveau : le lobe frontal, les lobes pariétaux,
occipitaux, temporaux et bien sûr le cervelet pour la coordination.
En créant de nouvelles voies neuronales, tricoter ou crocheter
votre écharpe pour l’hiver prochain, permet donc de constituer
une réserve cognitive, qui aide le cerveau à mieux résister au
vieillissement. Ce que l’on prend pour des loisirs de grand-mère,
sont en fait des activités neuroprotectrices et thérapeutiques, qu’il
est facile de pratiquer n’importe où. Ils combinent les avantages de
la pleine conscience, de l’exercice cognitif et du mouvement fin.
Rire !
C’est peut-être le conseil le plus contre-intuitif et le plus
puissant. Dans un monde saturé de stimulations, laisser son
esprit vagabonder est devenu rare. Pourtant, ces moments
d’ennui sont essentiels. Ils perme琀琀ent au cerveau de
consolider les souvenirs, d’organiser les pensées et de faire
émerger des idées nouvelles. Alors, on ne fait rien, on résiste
à la tentation de remplir le vide, c’est le luxe ultime.
cognitives, o昀昀rant ainsi un véritable coup de boost cérébral.
Mais la nuit, c’est encore une autre façon de méditer.
C’est pendant le sommeil que le cerveau consolide les
apprentissages, trie les souvenirs et se régénère. Alors, on
s’endort avec les mots apaisants d’une méditation guidée
et la déconnexion commence. Pour être vraiment dans sa
bulle, et sans déranger son conjoint ni subir l’inconfort
des écouteurs dans les oreilles, on adopte le super bandeau
SleepPhones (SleepPhones wireless à partir de 99 €,
sleepphones.com ou sur Amazon), avec des écouteurs
ultra-plats glissés dans un bandeau tout doux. Et là, on
écoute des méditations nocturnes (sans pub !) sur YouTube
comme la chaîne « Cinquième saison Retour à la source » ou
« Le Marchand de sable contes nocturnes ». Et au petit matin,
on commence sa journée avec les méditations en anglais
de Louise Hay (« Hay In昀椀nitive » et « Towards Light » sur
YouTube).
Philosopher, élargir l’horizon intérieur
Manger différemment
Le rire est une gymnastique cérébrale insoupçonnée. Il active
plusieurs zones du cerveau simultanément, améliore la
circulation sanguine cérébrale et renforce les liens sociaux,
un facteur clé de longévité cognitive. Le cerveau ne fait pas
vraiment la di昀昀érence entre un rire « spontané » et un rire un
peu provoqué. Alors on regarde une comédie, on s’entoure de
gens qui ont de l’humour ou le rire facile !
S’ennuyer (oui, vraiment)
Les vacances o昀昀rent du temps. Et parfois, quelques minutes
su昀케sent pour se poser de grandes questions. C’est quoi
le bonheur ? 儀甀’est-ce que la liberté, l’ennui, la vie ?
Philosopher n’est pas réservé aux penseurs, c’est prendre
le temps de regarder son existence avec un peu plus de
hauteur (avec Marie Robert, philosophyissexy.fr, ou avec
lesmardisdelaphilo.com). Une promenade, un carnet à
la main, une conversation qui s’étire peuvent devenir
de véritables exercices de ré昀氀exion. Les recherches en
psychologie cognitive montrent que la ré昀氀exion personnelle
et les questionnements de sens activent les réseaux
neuronaux liés à la conscience de soi, à la prise de recul et
à la régulation émotionnelle. Ce琀琀e capacité à « penser sa
vie » favorise également une meilleure résilience face au
stress. Noter chaque soir une question que l’on se pose, sans
chercher immédiatement la réponse.
Méditer la nuit
Méditer favorise la régulation émotionnelle, renforce
l’a琀琀ention, réduit le stress et améliore les fonctions
46 Côté Santé
On pro昀椀te de ce琀琀e période pour explorer une autre façon
de manger avec, par exemple, une cure d’alimentation
végétale (à La Pensée Sauvage, lapenseesauvage.com).
On change ses habitudes alimentaires, on apprend à
cuisiner autrement, à lâcher ses routines (et au passage, à
se désenchaîner du sucre, du sel en excès). L’alimentation
joue un rôle majeur dans la santé cérébrale. Les fruits, les
légumes, les légumineuses, les noix et les aliments riches
en antioxydants contribuent à réduire l’in昀氀ammation
et le stress oxydatif, deux mécanismes impliqués dans
le vieillissement cérébral. Une alimentation végétale
est associée à une meilleure mémoire, une humeur plus
stable et une diminution du risque de déclin cognitif. En
règle générale, prenez le temps de nourrir votre cerveau
avec ces expériences riches et variées. En conjuguant
plaisir, apprentissage et (dé)connexion, vous tisserez les
昀椀ls d’un esprit vif et joyeux. Le cerveau aime défricher
de nouveaux terrains, apprendre sans cesse. O昀昀rez-lui ce
cadeau, il vous le rendra au centuple ! n