CÔTÉ SANTÉ N°159 - Magazine - Page 49
d’e昀昀ort peuvent être génétiques et traumatiques (suites
d’intervention chirurgicale, par exemple). Mais certains
événements de la vie d’une femme peuvent aussi fragiliser
les tissus de soutien de la zone urétrale, comme la grossesse,
l’accouchement, la carence hormonale de la ménopause.
L’obésité, le tabac, le diabète sont également présentés
comme des facteurs de risque.
L’incontinence urinaire par urgenturie
Une femme sur trois est ou sera
victime de fuites urinaires dans sa
vie, et ce, à tout âge. Parce que ce
sujet reste encore tabou pour une
majorité d’entre elles, la prise en
charge par un professionnel de santé
est souvent tardive, voire absente…
Elle entre dans le cadre d’une hyperactivité vésicale, qui se
traduit par des contractions involontaires des muscles de la
vessie, créant ainsi une envie pressante d’uriner, que la vessie
soit pleine ou non. Si la vessie contient de l’urine, une certaine
partie peut en être expulsée quand ces spasmes surviennent.
On doit rechercher les causes de ce琀琀e hyperactivité vésicale
a昀椀n de la traiter e昀케cacement. Une infection urinaire, un
calcul de vessie, une tumeur peuvent être diagnostiqués.
À savoir que l’hyperactivité vésicale peut également être
associée à une pathologie neurologique comme la sclérose en
plaques ou la maladie de Parkinson.
Vous avez dit périnée ?
Chaque type d’incontinence urinaire recevra un traitement
adapté en relation avec ses causes. Mais dans tous les cas,
il est indispensable de consolider la structure sur laquelle
reposent les organes pelviens : le périnée, aussi appelé
plancher pelvien. Le périnée est en réalité un ensemble
de muscles empilés sur trois niveaux qui relie la face
postérieure du pubis jusqu’au coccyx. Non seulement un
périnée tonique soutient la vessie, l’utérus et le rectum, mais
il assure également le contrôle des sphincters qui gèrent
l’ouverture et la fermeture de ces organes. On comprend
aisément la relation entre relâchement du plancher pelvien et
incontinence urinaire. L’avantage d’une structure musculaire
est qu’il est possible de l’entraîner. Toni昀椀er un périnée qui
a perdu de sa tonicité est donc possible, et c’est le rôle de la
rééducation périnéale.
Comment muscler son périnée
bien votre cerveau qui envoie le signal à la vessie de se vider,
lorsque les circonstances sont favorables, ou, au contraire,
de retenir l’urine en contractant les muscles du sphincter,
ce qui a pour e昀昀et de comprimer l’urètre. Mais parfois, ce琀琀e
belle mécanique dysfonctionne, avec pour conséquence des
troubles de la continence et de la vidange.
Oups, une fuite !
Une femme sur trois est ou sera victime de fuites urinaires
dans sa vie, et ce, à tout âge. Parce que ce sujet reste encore
tabou pour une majorité d’entre elles, la prise en charge
par un professionnel de santé est souvent tardive, voire
absente… Contrairement aux idées reçues, l’incontinence
urinaire ne touche pas que les femmes vieillissantes.
Les pertes involontaires d’urine lors d’un e昀昀ort en
sont la preuve, puisqu’elles touchent indistinctement
des femmes actives, jeunes, en bonne santé et souvent
sportives. Malheureusement, c’est ce琀琀e association
ancrée dans l’inconscient collectif entre la pathologie et
le grand âge qui rend le sujet di昀케cile à aborder avec son
médecin. Les principales causes de l’incontinence urinaire
Toute jeune accouchée s’est vu prescrire des séances
de rééducation périnéale. Non obligatoires, elles sont
néanmoins fortement conseillées à titre préventif.
Remboursées par la Sécurité sociale, elles sont
généralement e昀昀ectuées au cabinet de la sage-femme ou
du kinésithérapeute. Les séances consistent à e昀昀ectuer un
travail de musculation du périnée en réalisant des séries
d’exercices, les exercices de Kegel. Ce travail peut aussi
être e昀昀ectué manuellement, par électrostimulation ou par
biofeedback par l’intermédiaire de sondes intravaginales.
Ces dispositifs médicaux munis de capteurs de pression
et d’une connexion bluetooth perme琀琀ent de visualiser les
progrès obtenus via une application sur smartphone.
4Comment savoir si on a besoin
d’une rééducation périnéale ?
- Difficultés à se retenir quand l’envie de pipi se manifeste.
- Besoins fréquents d’uriner.
- Fuites urinaires lors d’un effort.
- Cystites à répétition.
- Impression d’avoir la vessie encore pleine, après être allée
aux toilettes.
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