CÔTÉ SANTÉ N°159 - Magazine - Page 58
santé
médecine
Décodons nos
MALADIES !
Sommes-nous
uniquement un
corps ou bien plus ?
La maladie est-elle
seulement une cause
ou un résultat dû à
divers dérèglements
émotionnels qui
se répercutent
ensuite sur le
corps ? Les pistes
du docteur Cornélia
Gauthier, médecin et
psychosomaticienne.
Patricia Riveccio
Antidouleurs, antiin ammatoires,
antibiotiques,
antifongiques,
antidiabétiques,
antiulcéreux,
antihypertenseurs,
antidépresseurs, anticancéreux…
C’est l’approche “anti” de la médecine
traditionnelle qui constate les
dégâts et s’intéresse peu ou pas aux
causes. C’est celle que j’ai apprise à
l’université », reconnaît le docteur
Cornélia Gauthier. La maladie est une
«
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perturbation majeure, un accident de
vie face à laquelle le corps se mobilise
de suite pour tenter de retrouver son
bon équilibre. Tous les systèmes sont
mis en alerte et se coordonnent pour
nous ramener à la santé physique
et psychique puisque l’un ne va pas
sans l’autre. Nous le savons bien,
nous ne sommes pas qu’un corps !
Les maladies mortelles sont le résultat
d’accidents de vie qui n’ont pas été
identi昀椀és et résolus à temps. Le corps
parle, mais nous ne comprenons pas
son langage. On nous a surtout appris
à ne pas l’écouter ! Alors, nous ne
nous écoutons plus ! Dommage, la
santé n’est pas seulement l’absence
de maladie, mais elle consiste aussi à
prévenir.
Le corps,
une intelligence
supérieure
Incroyablement sensible, il aime
l’équilibre et, lorsqu’il va bien, il
est confortable. Dès qu’il détecte un
problème, le système immunitaire se
mobilise et commence à envoyer de
petits signaux pour nous interpeller,
ce que l’on appelle des symptômes,
les premiers étant des petites
douleurs, des petits maux de ventre
ou de tête, des infections urinaires,
des « grippe琀琀es » ou encore quelques
insomnies, une petite toux, des
éternuements, de la fatigue… Ça
vient, ça va, ça passe. Vous prenez un
antidouleur, un anti-in昀氀ammatoire, un
somni ère et vous n’y pensez plus. Et
plus tard, ça recommence. Ne vous y
trompez pas, ces alertes désagréables
sont importantes car elles nous
transme琀琀ent un message. En e昀昀et,
si le corps commence à nous faire
mal ou à tomber malade, c’est que
rien ne va plus. Il faut s’arrêter, c’est
urgent, et écouter ce qu’il a à nous
dire. La maladie n’est pas une fatalité,
c’est un signe que le fragile équilibre
entre les cellules a été rompu et que
les informations que le corps reçoit
ne sont pas les bonnes. Le meilleur