CÔTÉ SANTÉ N°159 - Magazine - Page 73
symptômes, à savoir des sueurs froides,
une salivation abondante, des maux de
tête, une sensation vertigineuse. Seule
l’intensité varie d’une personne à l’autre.
« 儀甀and j’arrive au stade où je ressens une
chaleur intense, puis des fourmillements
dans les doigts, c’est le signal ultime que
les vomissements sont inévitables dans les
minutes qui suivent », déplore Muriel.
Pourquoi se sent-on aussi mal alors que
tout allait bien avant de monter en voiture
ou de prendre le bateau ? « Le mal des
transports résulte d’une discordance entre
les informations sensorielles impliquées
dans la perception du mouvement,
notamment les signaux vestibulaires (en
charge de l’équilibre dans l’oreille interne,
ndlr), visuels et proprioceptifs. »
gastro-intestinales qui aboutissent à
des nausées et des vomissements »,
résume dans une publication récente
Andrew Brainard, médecin urgentiste
consultant, directeur de la formation
médicale d’urgence à l’hôpital
Middlemore d’Auckland, en NouvelleZélande. Par exemple, les yeux voient
bien que la voiture roule, mais les
capteurs vestibulaires ne perçoivent
pas que le corps bouge. Ou, à l’inverse,
les yeux ne voient pas les mouvements
de l’avion, alors que l’oreille interne
ressent les turbulences. Plus la situation
dure, plus le cerveau met du temps à
rétablir l’équilibre. Et plus on est tenté
de dire, comme les enfants : « 儀甀and
est-ce qu’on arrive ? »
Ça bouge, ou pas ?
Des mesures préventives
« Lorsque ces informations sont
contradictoires et parviennent au système
nerveux central, le mouvement est
perçu par le cerveau comme anormal,
déclenchant des réponses autonomes et
S’il y a bien une pathologie dans
laquelle l’adage « mieux vaut prévenir
que guérir » a toute sa place, c’est bien
le mal des transports. Les traitements
sont reconnus comme moins e昀케caces
si les nausées et les vomissements
sont déjà installés. Il existe plusieurs
types de médicaments, avec ou sans
ordonnance, demandez l’avis de votre
médecin ou de votre pharmacien.
Il est aussi possible de limiter les
symptômes en adoptant des mesures
simples à me琀琀re en place. Par exemple,
en voiture, installez-vous plutôt sur le
siège avant, et, en bateau, dans les zones
proches de la ligne de 昀氀o琀琀aison ou du
centre, moins houleuses. Évitez de lire
ou de 昀椀xer un écran, regardez l’horizon
ou la direction du déplacement.
Avant de partir, ou en cours de route,
privilégiez les repas légers, pas gras,
épicés ni acides, et hydratez-vous
su昀케samment. C’est un peu « à chacun
sa routine », à l’image de Muriel, qui
ne part jamais sans avoir dans son
sac « des aliments neutres comme du
pain, des biscuits secs, des amandes, une
banane et une petite bouteille d’eau ». À
vous de composer la vôtre pour voyager
(plus) sereinement. n
4Nos solutions à emmener partout
•Le bracelet d’acupression
Apaisenausées de Sea Band.
•Cocculine de Boiron.
Il est doté d’un petit ergot en
plastique qui fait pression
en continu sur le point
d’acupuncture P6 de chaque
poignet. Ce point, appelé
Nei-Kuan, correspond au méridien qui régit
la fonction orthosympathique du système
nerveux autonome responsable des troubles
nauséeux. C’est indolore et contribue à réduire
les nausées au bout de 2 à 5 minutes.
Un conseil : commencez à porter les
bracelets quelques minutes avant le départ.
14,90 € la boîte de deux bracelets. sea-band.fr
•Les lunettes Boarding Glasses.
Elles
s’attaquent directement à la racine du mal,
c’est-à-dire à la discordance de perception
entre l’œil et l’oreille interne. Pour cela, les
verres sont incrustés d’un liquide bleu qui
crée un horizon artificiel dans le champ visuel
périphérique. Pas de problème si vous êtes
porteur de lunettes, les Boarding Glasses sont
assez larges pour s’installer par-dessus la
plupart des lunettes correctrices.
Un conseil : chaussez-les dès le départ et
enlevez-les si tout se passe bien.
De 72 € à 92 € selon le modèle de verres
standards ou verres solaires polarisés.
boardingglasses.com
Cette solution
homéopathique à base de
quatre substances actives
(Cocculus indicus 4CH, Nux
vomica 4CH, Tabacum 4CH et
Petroleum 4CH) est reconnue
depuis des décennies. Ses
comprimés sont orodispersibles, c’est-à-dire
qu’il n’y a pas besoin d’eau, il suffit de les
laisser fondre quelques secondes sous la
langue.
Un conseil : à titre préventif, prenez deux
comprimés trois fois par jour la veille du
départ si possible ainsi que le jour du voyage.
Si le mal est déjà là, traitez-le avec deux
comprimés toutes les heures.
8,95 € la boîte de 40 comprimés. boiron.fr
•Le roll-on Voyage serein
aux huiles essentielles bio
d’Aroma-Zone.
Il est composé de quatre
huiles essentielles bio (menthe
poivrée, gingembre, menthe
des champs, citron de Sicile
sans furocoumarines, qui
sont des agents toxiques
photosensibilisants). Ce cocktail
aromatique diffuse un parfum
frais et tonique qui aide à se
remettre d’aplomb.
Un conseil : appliquez-le au niveau des
poignets et du plexus solaire.
4,50 € les 5 ml. aroma-zone.com
•Le spray Liberdigest
nausées de 3CPharma.
Lancé avant l’été, ce
complément alimentaire
associe les extraits de quatre
plantes aux vertus digestives
(gingembre, sauge, verveine
odorante, bachota).
Un conseil : procédez à cinq
pulvérisations buccales une
demi-heure avant le départ et
n’hésitez pas à renouveler pendant le voyage
tant que c’est nécessaire, dans la limite de
30 pulvérisations par jour maximum.
9,90 € les 25 ml.
lestroischenes.com
•Le roller mal des
transports de Puressentiel.
Il s’applique directement
à l’intérieur des poignets,
sur les tempes et les côtés
du cou. Sa formule est
composée de sept huiles
essentielles (basilic exotique,
lavande vraie, marjolaine à
coquilles, menthe poivrée,
citron, gingembre frais,
mandarine rouge) qui
diffusent un parfum tonifiant
et réconfortant.
Un conseil : utilisez-le 30 minutes avant le
départ ou dès les premiers signes d’inconfort.
9,90 € les 5 ml. fr.puressentiel.com
Côté Santé 73