CÔTÉ SANTÉ N°159 - Magazine - Page 91
la métabolisation. En revanche, privilégiez les aliments
alcalinisants (fruits et légumes frais, pommes de terre,
patates douces, châtaignes, bananes, certains légumes
verts…). Exit le duo protéines animales et féculents. Les
premières, très acides, se mélangent mal avec les secondes,
basiques, et compliquent ainsi la digestion.
Réguler l’apport
en sodium et en potassium
Boostez vos réserves en potassium avec les bonnes sources
alimentaires (fruits frais [banane…], légumes verts frais,
légumes secs [lentilles, haricots secs…], pommes de terre et
patates douces, herbes fraîches [persil, basilic, ciboule琀琀e…],
昀椀gues, da琀琀es, raisins et abricots secs…) pour éviter les
hausses de tension et la déminéralisation osseuse. Et zappez
les aliments riches en sodium (pain, bisco琀琀es, sel ajouté,
plats préparés, charcuterie, soupes industrielles, fromages,
sauces et condiments [bouillons cubes, moutarde, ketchup,
sauce soja…]), à l’origine de hausses de pression artérielle,
de troubles métaboliques (surpoids, diabète…), voire de
maladies cardiaques et rénales.
Le bon rapport oméga 6/oméga 3
Respectez le ratio de quatre oméga 6 à l’action antiin昀氀ammatoire en cas de virus pour un oméga 3, un autre
puissant anti-in昀氀ammatoire (régulation de la tension
artérielle, élasticité des vaisseaux sanguins, fabrication
de plaque琀琀es, lu琀琀e contre le diabète, la dépression,
des a昀昀ections…) : ces acides gras sont essentiels au
fonctionnement de l’organisme. Exit les produits industriels
à base d’huile de palme. Préférez les huiles de colza, d’olive,
de chanvre, de caméline… à varier au maximum. Puisez
des oméga 3 dans les oléagineux (noix, chia, lin…) et les
poissons gras (sardine, maquereau, anchois…). Mé昀椀ance
avec les gros poissons (saumon, thon…), bien pourvus en
oméga 3, mais aussi en métaux lourds et antibiotiques.
Des aliments riches
en énergie vitale
Faites la part belle aux couleurs dans votre assie琀琀e, re昀氀et de
sa variété, en y invitant les légumes verts, alcalins, bourrés
de 昀椀bres qui boostent le transit intestinal et à haute teneur
en minéraux, chlorophylle, antioxydants… Pour stimuler
la digestion, vous pouvez les combiner à d’autres aliments
(céréales complètes, légumes crus ou cuits, légumineuses…).
« Certains yogas comme le kundalini, un yoga physique et
spirituel, invitent ses pratiquants à suivre pour quelques jours
des monodiètes. À base de riz complet, selon les préceptes du
régime macrobiotique, ou d’un seul fruit, et parfois même
d’aliments verts pour reminéraliser l’organisme et me琀琀re le
foie au repos, précise Florence Rajon. En voyage, ou en cas
de rupture de jeûne ou de monodiète, il faut progressivement
habituer son appareil digestif à ces changements de régime et
reprendre en douceur une alimentation variée. »
Place aux produits frais,
bio et locaux
L’objectif est de consommer des aliments les moins
transformés possible, à savoir les légumes de saison,
locaux et biologiques. « Crus, les aliments sont pleins
de Prana selon le yoga, bien plus sains, nourrissants et
bons. On les consomme à peine cuits, ou alors cuits à une
température relativement douce, pour ne pas leur faire
perdre tous leurs bienfaits », recommande l’enseignante
en yoga. Apprenez à mastiquer longuement les aliments
et évitez les situations de stress pour favoriser la
digestion. « Avec plus de 200 millions de neurones, notre
cerveau entérique – celui du ventre – produirait 95 % de
la sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la
gestion de nos émotions, ajoute la spécialiste. Si nous
interprétons une situation comme stressante, les signaux
envoyés par le cerveau vont altérer le fonctionnement
des nerfs entre l’estomac et l’œsophage, d’où des brûlures
d’estomac… »
Les trois repas yogi,
adaptés à vos besoins
En pratique, pour un petit déjeuner yogi léger et
plein de saveurs, associez des céréales (sans gluten de
préférence), une poignée d’oléagineux, des produits
laitiers (ou une boisson végétale), quelques fruits bien
mûrs et une infusion pas trop chaude. Le déjeuner
peut être composé du plat yogi idéal : le Buddha bowl,
à manger entre 12 et 13 heures lorsque le feu digestif
(Agni) est le plus actif. Ou bien vous pouvez consommer
son équivalent à base de crudités en entrée ou d’une
soupe légère en hiver, d’une portion de légumes cuits,
de protéines (végétales ou animales), d’une part de
féculents (sans gluten) et d’un fruit cuit en dessert.
Accordez-vous une pause goûter dans l’après-midi en
mangeant quelques fruits de saison et une poignée
d’amandes complètes pour apaiser une fringale
passagère. Le soir, misez sur un dîner léger constitué
de légumes cuits, d’un peu de protéines végétales ou de
féculents (toujours sans gluten si possible) et dépourvu
de sucre.
Les bonnes postures
Buvez de l’eau à température ambiante pour ne pas
troubler le feu digestif. « En effet, une eau consommée
très fraîche, voire glacée, solidifie les graisses contenues
dans la nourriture, “rétracte” les vaisseaux sanguins,
oblige le corps à dépenser de l’énergie pour réguler sa
température et ralentit donc la digestion. Il n’est pas
non plus recommandé de trop boire au cours d’un repas
afin de ne pas noyer les enzymes », conseille Florence
Rajon. Côté yoga, visez une pratique favorisant le feu
digestif et stimulant les organes facilitant la digestion.
Pour cela, adoptez des postures (asana) en torsion qui
massent les organes de la sangle abdominale (estomac,
foie, intestins…). « Assises, debout ou sur la tête, toutes
ces postures sont excellentes pour activer la digestion,
chasser les gaz et accélérer le transit. Bonus : elles sont
aussi hautement détoxifiantes ! Ne négligez pas non
plus les postures debout qui étirent le corps et créent de
l’espace pour les organes internes, plus libres de bien faire
leur travail ! », conclut la spécialiste de cette discipline.
Avec un gain de vitalité à la clé ! n
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