CÔTÉ SANTÉ N°161 - Flipbook - 111
de toutes les structures de soins qui souhaiteraient dupliquer le modèle Curie.
Snoopy, le chien de Curie
e choix
n chien de taille moyenne,
aux oreilles tombantes, car celles qui sont
dressées font peur En épluchant les sites
de la S A, Isabelle tombe sur Snoopy, un
se琀琀er anglais de ans. e coup de c ur, le
charme opère. Il est décrit comme « enil i n l co
nie de u in »
e décembre
, Snoopy est adopté.
Après un travail d’éducation et de stimulation intellectuelle de plusieurs mois,
Snoopy est prêt pour sa mission : agent de
l’Institut Curie, il est désormais auxiliaire
de soin. « Aller l rencon re de
l de
d n l lle d’ en e vec un c ien c n e
co l e en le r or u
l de e
en ourien l’ o
re e d end n
veu c re er noo
e re di r
Snoopy, auxilliaire
de soin à Curie.
e en n doren il euven lui con er
leur ecre “Il ne dira rien”, con e une
eie
l de
nou i du ien u i
nou avoue Isabelle Fromentin. l or e e ucou d’ u ni
n vien voir
noo
ui vou e
ne l c i io »
Et quand il ne travaille pas, il lui faut de
belles vacances, de bons eek ends. Ses
parents
oute l’équipe
a meilleure
façon de lui o昀昀rir une belle vie. n peu
Peyo à l’hôpital de Calais.
de légèreté dans le quotidien. Il interagit
avec les gens à la demande. Sa présence
désamorce les situations, comme avec
ce琀琀e femme qui voulait mourir. Snoopy
est arrivé, ce qui a permis une bascule et a
laissé place à la parole.
Oggy, un dépisteur
Son métier Chien d’assistance dans la
détection des crises d’épilepsie. Ce beau
labrador chocolat aux yeux doux, formé
chez andi’Chiens dès l’ ge de deux mois,
détecte les crises en amont. « l e er e
de e e re en curi e de ne
e
le er raconte son u ine , Stéphanie,
ans, a琀琀einte plusieurs fois par mois de
crises d’épilepsie. e ui ue ’ i
vie co l e en c n
l ’ or e
e ucou de r ni
r ce on odor il
donne de cou de u e u ur l
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o er u nd e ne r i
l e ee
ne ou e lu l eu ler er on en our e
e end n l cri e ’ llon e con re oi e
e
e ur on ven re e r cu re lu
vi e l e l e e eu or ir d n l rue n
ouci » Dans les transports en commun,
à la caisse des magasins ou même pour la
réveiller dans son sommeil, dès qu’il sent
« d e ile ie » arriver, Oggy la prévient environ
à
minutes, voire une
heure avant la crise. ous, même les pompiers, sont épatés par le travail d’Oggy
l’hôpital où Stéphanie a été transportée,
les soignants observent le travail du chien
d’assistance et sont tous d’accord pour
dire qu’il apporte de l’apaisement dans ce
monde de l’urgence.
Du bien-être,
tout simplement !
« n re l’ o
e e l’ ni l e cr e un
e ce in er di ire o l’un e l’ u re
e rencon ren il e
e uel ue c o e
de
i ue ui rodui du ien re »
constate aurence aoli, spécialiste des
relations entre les hommes et les animaux.
e l’humain soit une victime,
une personne gée isolée ou en Ehpad
depuis mars
, les résidents d’Ehpad
peuvent être accompagnés de leur ani-
Zoothérapie ou médiation animale
Cette thérapie assistée par l’animal est née en 1792. L’Anglais William Tuke,
philanthrope et humaniste, s’aperçoit qu’en confiant des animaux, poules et lapins, à
des malades mentaux, ces derniers arrivent à se concentrer et à se responsabiliser.
Lorsque l’Américain Boris Levinson, psychiatre pour enfants, reçut l’enfant autiste
dont il s’occupait, il remarqua que ce dernier réagissait et communiquait avec son
chien Jingles. Ce fut lui qui parla du rôle de catalyseur social que peut jouer un animal
envers l’humain. Il est considéré comme le père de la zoothérapie.
mal de compagnie , un étudiant en période d’examens (l’université d’Orléans
a autorisé les animaux sur son campus
de droit , un autiste ou une personne
sou昀昀rant d’Alzheimer, l’aide thérapeutique apportée par la présence d’un animal est extrêmement béné昀椀que.
Retrouver le sens du soin
Au c ur de l’unité de soins palliatifs de
l’hôpital de Calais, on peut entendre le
bruit des sabots de eyo, un magni昀椀que
étalon qui accompagne certains patients
dans leur 昀椀n de vie voir le 昀椀lm de in
ur l lune . Il s’est avéré, après plusieurs
années de recherches et d’observations
réalisées en partenariat avec des cliniques
vétérinaires, des neurologues, des psychiatres et d’autres médecins spécialistes,
que eyo avait la capacité de détecter des
cancers et des tumeurs chez certaines
personnes.
eims, à l’Institut odinot, engagé dans la lu琀琀e contre le cancer, depuis le er juin
, ougaro, un
labrador noir de ans, participe au projet
odi Dog, une démarche de médiation
animale destinée à accompagner les patients pendant leur parcours de soins. De
nombreux établissements adoptent ce琀琀e
pratique, comme le Centre éon érard,
qui permet aux patients de retrouver
leurs animaux de compagnie. our les
soignants, « le lien vec le
ien e
ren orc le oin re rouven du en » n
n u e in ern ion le en e r
l’ u n Ani l ond e e rc n i u e
ri
ond rice de l’uni de ec erc e
Pl ie e Cic ri ion de l’ n i u Curie
JE BOUQUINE…
- Snoopy, un chien qui fait du bien,
S
K
S
- Oggy, un chien en or, de Stéphanie
L
C
- Quand les animaux nous font du bien,
L
P
B
-C
- Nos animaux nous réparent,
de Mémona Hintermann, Hugo Doc,
Côté Santé 111