CÔTÉ SANTÉ N°161 - Flipbook - 46
santé
médecine
Le SOPK change de nom :
ET ALORS ?
Désormais, le syndrome des
ovaires polykystiques (SOPK),
qui touche près d’une femme
sur dix, ne s’appellera désormais
plus ainsi. À la place, il faudra
parler de syndrome ovarien
métabolique polyendocrinien
(SOMP). Anodin ? Non, car
derrière ce changement de nom
se cache une évolution majeure
de la compréhension de la
maladie.
Stéphanie Paicheler
L
’annonce a été
e e
r
e o r oo e
sr e e ee
ee e, ors
o r s e ro e
e o r oo e
r
e, r s
se r
e o se s s r
ss
挀栀er挀栀e rs,
e se
e es
o e e er Les conclusions ont été
publiées dans e nce . L’objectif
est simple : donner en昀椀n à ce琀琀e
maladie un nom qui re ète ce qu’elle
est réellement. Car, contrairement à
ce que laisse penser son appellation
historique, le SOPK n’est pas une
maladie caractérisée par la présence de
kystes sur les ovaires.
Une pathologie
mal nommée
« e r endu
e o erv
r
le re ier
decin ui on d cri le
ndro e n’en on
explique la
professeure Sophie Ca琀琀eau onard,
présidente du Collège national des
enseignants de gynécologie médicale.
l ’ i en r li de ollicule
ov rien don le d velo e en e
r len i e er e e re
end n de
d cennie lor u’il i ine c l
i e
de le c n er » En e昀昀et,
46 Côté Santé
pendant des années, le terme SOPK
a entretenu une vision incomplète
de la maladie. Or, celle ci ne se limite
pas aux ovaires ni à la fertilité. Elle
est due à un dérèglement hormonal,
responsable d’une production
excessive d’hormones androgènes,
habituellement produites en très petite
quantité chez les femmes. ésultat :
les femmes sou昀昀rant de ce syndrome
peuvent avoir une hyperpilosité, de
l’acné, une chute de cheveux, des
règles irrégulières, des di昀케cultés à
concevoir, mais aussi des troubles
métaboliques augmentant le risque
de diabète ou de maladies cardio
vasculaires.
Un nouveau nom,
plus fidèle à la réalité
« e nouve u no re e ieu ce e
r li co le e e ou le i
c
o i le de ce ndro e l le ri e
de ire co rendre ue ce n’e
u e un ro l e d’ov ire » Il met
ainsi en avant les trois dimensions de
la maladie : métabolique, hormonale
et ovarienne. Ce琀琀e évolution pourrait
avoir des conséquences très concrètes
pour les patientes. Aujourd’hui
encore, obtenir un diagnostic relève
souvent du parcours du comba琀琀ant.
Mieux prendre
en charge les
symptômes
Cette avancée promet d’offrir à
chaque patiente une meilleure
prise en charge, et personnalisée
en fonction de ses symptômes.
L’hygiène de vie occupe une place
essentielle. Chez les patientes en
surpoids, une perte de 5 à 10 %
du poids peut suffire à diminuer
les différents symptômes. Des
traitements médicamenteux
peuvent être proposés pour
limiter l’acné ou l’hirsutisme, ou
encore favoriser une grossesse
lorsque celle-ci est souhaitée. Un
accompagnement psychologique
peut également être précieux, tant
l’impact de la maladie sur l’image de
soi, la vie affective ou la fertilité peut
être important.
es sympt mes étant très variables
d’une femme à l’autre, certaines
consultent pendant des années avant
que le syndrome ne soit identi昀椀é. En
adoptant un nom plus 昀椀dèle à la réalité
médicale, les spécialistes espèrent
améliorer la reconnaissance de la
maladie, tant par les professionnels
de santé que par le grand public. Car
mieux nommer une maladie, c’est
mieux la comprendre. n