CÔTÉ SANTÉ N°161 - Flipbook - 50
santé
médecine
Vers le zéro passage
AUX URGENCES
l’expliquent. En premier lieu, la banalisation de la maladie.
De nombreux patients considèrent leurs sympt mes comme
normaux et retardent la consultation médicale. eaucoup
s’habituent progressivement à leur essou ement sans
percevoir la dégradation de leur fonction respiratoire. «
uv i e o erv nce du r i e en note la pneumologue,
i le li d’une in
ion c roni ue r oi non re en ie
c r le
ien on eu de
e e ui eu e r veiller
ou l or e d’une cri e d’
e r ve l
le en le
cri e d’
e in u ur le c’e
dire ue l
l die n’e
encore connue e ue le
ien ne di o e donc
encore
de r i e en de ecour »
Une hausse des allergies
« e r i e en on u i con r i n n e r oi di cile
co rendre our ui l neu olo ue Ce e l die c roni ue
n ce i e en e e nor
en d’ duc ion r eu i ue vec
un uivi dic l
ro ondi e de con ul ion lon ue e
r uli re
i u ourd’ ui no re
e de n n’e
du ou d
l ri e en c r e de ce e de
olo ie
ci ue n n insiste le docteur ibaut de Menonville, il
de lu en lu d’ ller ie co
e enu du r c u e en
cli
i ue vec une c r e ollini ue ui ’ ccro e ui eu
eindre de ic r i or n no
en en c d’or e
eu u i lu r uen Ce ui e li ue l’ u en ion de ce
cri e d’
e e de
e u ur ence » Ainsi, en cas de
crise grave, si vous éprouvez des di昀케cultés à respirer et que la
entoline n’agit pas, n’a琀琀endez pas que la situation s’aggrave
et composez immédiatement le .
Ne pas sous-estimer sa sévérité
Et puis, de toute évidence, comme le souligne le docteur
Charlo琀琀e ibaut de Menonville, il ne faut pas sous
estimer la sévérité potentielle de l’asthme. Il ne faut jamais
50 Côté Santé
« La prise en charge de l’asthme connaît aujourd’hui une
véritable transformation, notamment grâce à l’émergence
des traitements biologiques ciblés, explique le professeur
Pascal Chanez, pneumologue et allergologue à l’AP-HM
et membre du réseau Crisalis*. Ces thérapies innovantes
permettent une approche plus personnalisée, en tenant
compte des mécanismes inflammatoires propres à
chaque patient. Elles offrent de nouvelles perspectives,
en particulier pour les formes sévères de la maladie,
longtemps difficiles à contrôler. Malgré ces progrès,
l’accès à une prise en charge optimale reste très inégal
sur le territoire. Les disparités concernent à la fois l’accès
aux spécialistes, comme les pneumologues et les
allergologues, et les conditions socio-économiques des
patients. Même des patients peu symptomatiques peuvent
présenter un risque d’exacerbation grave. L’objectif est
donc clair : tendre vers zéro passage aux urgences. »
*Crisalis, pour Clinical Research Initiative in Severe Asthma, est un
réseau français dédié à la recherche clinique sur l’asthme sévère,
constitué de 16 membres.
négliger son traitement, c’est à dire qu’il faut le prendre
consciencieusement au quotidien, en l’associant à un suivi
très régulier auprès d’un pneumologue a昀椀n de véri昀椀er
que la maladie n’évolue pas de façon silencieuse. Car,
lorsqu’il est bien traité, l’asthme peut rester stable toute
la vie. En revanche, s’il ne l’est pas, l’in ammation peut
s’installer et devenir plus di昀케cile à traiter. Cela étant, on
sait aujourd’hui qu’il existe un lien étroit entre l’asthme et
les hormones. Chez certaines femmes, par exemple, l’asthme
peut s’améliorer au moment de la grossesse et durant la
ménopause. n