CÔTÉ SANTÉ N°161 - Flipbook - 55
Que penser de l’IA
dans le dépistage des
CANCERS DE LA PEAU ?
Le SNDV (Syndicat national des dermatologuesvénéréologues) a pris récemment une position
très nette contre le modèle des centres de
dépistage du mélanome reposant principalement
sur l’imagerie et l’IA, sans dermatologue présent
ou directement impliqué. En effet, l’IA est un
excellent assistant en médecine générale ou
en télé-expertise, notamment dans les zones
sous-dotées en dermatologues. Elle permet un
triage des patients portant des lésions suspectes
en attente d’une consultation avec un spécialiste.
Le problème, pour le syndicat, n’est donc pas
le recours à l’IA en général, mais l’IA autonome
ou insuffisamment supervisée et le modèle
commercial qui court-circuite le parcours
médical. En résumé, l’IA n’a pas vocation à
remplacer l’examen clinique, la dermoscopie
experte, l’anamnèse et la décision médicale d’un
dermatologue. Elle complète l’expertise humaine,
mais ne doit pas s’y substituer.
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donneurs de moelle osseuse !
Au 30 juin 2026, le nombre de donneurs inscrits sur le registre
français a battu un véritable record grâce aux 33 578 nouveaux
donneurs ayant rejoint la liste, ce qui représente une hausse de
260 % par rapport à la même période en 2025 ! Mais au-delà du
nombre d’inscriptions, motivé par un élan de solidarité inédit,
un enjeu majeur persiste, pointe l’Agence de la biomédecine : la
diversité des profils génétiques représentés au sein de ce registre.
Aujourd’hui encore, les patients issus de certaines origines
ou présentant des profils génétiques plus rares rencontrent
davantage de difficultés à trouver un donneur compatible. La
diversité du registre des donneurs volontaires constitue donc
un véritable enjeu de santé publique. Avis aux populations
métisses, d’origine africaine subsaharienne, du Maghreb, d’Asie ou
d’Océanie, les patients attendent vos dons !
INFO INSOLITE : quand le fœtus se transforme en pierre
Le lithopédion ou le bébé de pierre se forme de
façon exceptionnelle, fort heureusement. On décrit
en effet moins de 400 cas dans toute la littérature
médicale en près de 500 ans. De quoi s’agit-il
exactement ? Lors d’une grossesse extra-utérine,
généralement abdominale, non diagnostiquée, le
fœtus meurt généralement après la 14e semaine.
Mais à ce stade, le squelette est suffisamment formé
pour empêcher l’organisme de le résorber. Le corps
de la mère l’entoure alors d’une coque calcaire pour
se protéger d’une éventuelle infection, transformant
le fœtus en une masse dure, « pétrifiée ». Le plus
souvent, les femmes portent un lithopédion pendant
des décennies sans le savoir. Il est fréquemment
découvert fortuitement lors d’un examen d’imagerie
(radiographie, scanner, échographie), réalisé pour une
autre raison, parfois à un âge avancé. Bien que souvent bénin pour la mère, le
lithopédion peut devenir dangereux s’il cause des occlusions intestinales ou des
infections, nécessitant parfois une chirurgie pour son retrait.
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C est à lire
• Qui va prendre soin de mes parents ? Guide de
survie quand un parent bascule, d’Yvan Keyna,
Éditions Au secours, 27 €.
Quand les parents vieillissent, les rôles s’inversent et
l’inquiétude s’installe. Comment concilier vie familiale
et professionnelle avec le fait d’être présent et aidant ?
Dans cet ouvrage, l’auteur propose un guide concret pour
anticiper la perte d’autonomie, organiser les aides, répartir les responsabilités et désamorcer les tensions familiales. Sans culpabiliser, il invite à poser ses limites sans
s’oublier. Un ouvrage précieux et rassurant pour faire face efficacement et
sereinement à une situation souvent source d’angoisse et d’épuisement.
Côté Santé
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